Le Truc du 5 Juillet 2011.

« Ces enflures mènent la planète par le bout du nez, déboussolée
L’info d’chaque pays nous mènent à être bien isolés,
D’autant qu’c’est l’frique qui mène, y’a plus d’cervelle saine,
L’audimat saigne l’peu d’humanité qui restait dans nos antennes.
La télé c’est comme l’histoire ça amuse avant d’intéresser,
Et quand on s’y intéresse après c’est trop tard.
L’onde alpha c’est la plus grande drogue au monde
Une drogue d’môme, son p’tit coin d’paradis dans une vie monotone,
Des lavages d’cerveau par tonnes sans bouger à domicile,
Où on voit des missiles qui tuent mais qui font pas d’mal,
La guerre propre, j’croyais qu’c’était un groupe d’pop en tournée
Bordel, ils passaient devant des corps d’gosses déchiquetés
A c’qu’il parait ça fait partie du quota potos,
A cause de quelques barils trop d’monde est partit trop tôt,
Ces lésions pourront plus jamais disparaître
La raison, elle a pris un sal coup devant tant d’êtres »

Faf’, IAM, Arme de distraction massive, 2003.

John Butler Trio à Portland

Ce fut un très bon concert qui s’est déroulé le 26 Mai au Crystal Ballroom de Portland.

Une ambiance des plus agréables fut offerte au groupe qui nous a ravi d’improvisation et de solos effrénés. Notamment animé par le batteur, revenu avec le groupe alors qu’il était présent lors du premier album, tout simplement excellent!

Le seul reproche que j’aurais pu faire concernent les deux jours de bruit sourd aigüe qui restent scotchés à tes oreilles. Pour moi la faute est partagée aussi bien par l’acoustique de la salle que par la surdité de l’ingénieur du son. À bon entendeur, salut…

Sinon ravi!

À oui j’ai failli oublier, Crystal Ballroom est une salle montée sur plancher flottant à ressorts… De quoi vous faire sauter de bonheur!

Charlotte Gainsbourg en concert à Portland

J’aurais pu l’appeler:  Les Trois Geeks et Charlotte.

C’est avec étonnement que j’ai pu découvrir Charlotte Gainsbourg… au coin d’une rue bruyante. Nous sommes tombés, par un des plus simple hasard, nez à nez.

Essayant de rebondir de ma « franchouillardise » avouée par une pirouette bien malhabile (pour rappel on est à étranger, donc parler français se remarque), je fus stupéfié de la rencontrer dans ces simples conditions: elle écrivait frénétiquement des notes sur son calepin, assise sur un banc face à une avenue bruyante.

Puis est venu le temps de sa musique, sensible et rythmée par l’influence Trip-Hop avouée, hérité de sa collaboration avec Air. Bon, c’est sûr que vous demanderez jamais à charlotte de chanter comme la Calas, mais personnellement je trouve qu’elle assure un spectacle réjouissant et des plus enjouées. Ce qui m’a le plus frappé, s’est passé au niveau des musiciens qui l’accompagnent. Trois d’entre eux sont équipés d’instruments qui ne peuvent être faits que par eux mêmes, c’est pas possible autrement!

Et puis j’ai acheté son dernier album : IRM. J’ai beaucoup aimé, je me suis même étonné à l’écouter en boucle, chose qui ne m’arrive quasiment jamais.

Vraiment du bon Trip-Hop, papa serait fier.